Luciano Spalletti: una visione italiana

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Luciano Spalletti: una visione italiana

Message par Maxifoot le Ven 8 Juin 2012 - 22:27

"Je veux que Paris soit enfin à sa place, c’est-à-dire à la tête du football français"


Bonjour Luciano!. Pour commencer notre entretien on aimerait en savoir un peu plus sur votre nouveau personnage! Pourquoi avoir choisi cet entraineur peu connu en France? Pourquoi ne pas avoir poursuivi avec votre ancien personnage le célèbre Francky?

Luciano Spalletti est un entraîneur que j’apprécie tout particulièrement. Il a entraîné successivement l’Empoli (1995-1998), la Sampdoria et Venezia (1 an chacun), l’Udinese de 2002 à 2005 où il a commencé à faire parler de lui avec de très bons classements finaux et un football champagne. Suite à ses éclats, la famille Sensi, alors propriétaire depuis plusieurs décennies de la Roma fait appel à ses services. Il y restera quatre ans et demi, avant de démissionner faute de moyens suffisants mis à sa disposition, alors que par plusieurs fois, il manque de très près de ramener le 4ème Scudetto sur les bords du Tibre. Et depuis 2010, il a pris la tête du Zénith Saint-Petersbourg qu’il a déjà placé en tête du football russe.

J’ai découvert Luciano Spalletti du temps où il était à Udine, mais le moment où j’ai commencé à beaucoup l’apprécier rima avec son arrivée à la tête de la Roma, qui cherchait péniblement un successeur à Fabio Capello, après plusieurs essais infructueux. Il a tout de suite imposé sa patte, un football offensif, méthodique et tactiquement très recherché. A l’époque, de nombreux médias spécialisés n’hésitent pas à qualifier le jeu de la Roma d’un des tous meilleurs d’Europe. Comprenez un 4-6-0, avec Totti en trequartista, c’est-à-dire en meneur de jeu, en véritable n°10 ; aujourd’hui dans FM, attaquant de soutien, toujours entre le milieu et l’attaque, participant activement au jeu et n’hésitant pas à naviguer d’une zone à l’autre. Avec cette tactique, il a fait de Totti un formidable buteur, lui faisant gagner le soulier d’or européen (meilleur buteur de tous les championnats européens) et le replaçant sérieusement, aux yeux du football bling-bling, pour une éventuelle consécration individuelle, un Ballon d’Or. Mais vous savez quand on joue à la Roma, qu’on préfère fidélité et amour du maillot à l’argent et aux titres, on ne peut prétendre sérieusement être récompensé de son immense talent. Pourtant les éloges n’ont jamais manqué pour la légende Totti, que ce soit les anciennes gloires du football (Pelé, Maradona, Platini, le Kaiser…) ou que ce soit ses différents coachs ou contemporains qui l’ont pris pour modèle (Cassano, Pastore…).

De plus cet entraîneur a une réputation d’être plutôt philosophe dans l’âme et plutôt facile à vivre. Donc non seulement, il a fait de mon club de rêve une formidable machine à jouer, l’emmenant deux fois en quart de Ligue des Champions, mais il a une personnalité que j’affectionne particulièrement.

Du coup, à l’heure de se lancer dans FM 2012, je me suis dit qu’il était temps pour lui de retrouver un des championnats majeurs sur le continent européen avec une nouvelle aventure. Mais pas n’importe où. Or il se trouve qu’en France, le PSG vient d’être racheté par un milliardaire et que Leonardo, ancien grand joueur avec un carnet d’adresses impressionnant et particulièrement amoureux du football italien (comme moi), s’est plongé dans ce dernier pour dessiner les contours du futur grand club parisien. L’arrivée de Luciano Spalletti arrive donc à point nommé et sa popularité indifférente en France n’est pas méritée.


Il est vrai que j’aurai pu continuer avec Franck Dumas. Cet entraîneur dirige Caen depuis déjà de nombreuses saisons, il incarne, personnifie en quelque sorte ce club, avec un côté familial proche des joueurs pour cet ancien, natif de la région, formé au club et qui a fini sa carrière au club. Là aussi j’avais choisi d’incarner cet entraîneur, non seulement car il était alors à la tête de ce club, mais aussi parce que je me retrouve dans sa personne. Il aime plus que tout son club, comme moi. Il est parfois excessif et ne mâche pas ses mots, mais tout ceci reste une preuve d’amour, d’attachement au Stade Malherbe.

Mais j’avais envie de changer, en même temps de club et de personne. En effet, Franck Dumas est plutôt AS Monaco ou OM pour avoir joué pour ses deux clubs que PSG, donc je trouvais ça mal venue de le faire arriver à la tête du PSG. Et niveau crédibilité, si j’ai fait mes preuves, il reste qu’en réalité, Franck Dumas entraînera peut-être un grand club par la suite, mais lui confier directement les clés du Camp des Loges avec toutes ces stars, ça aurait été étrange.



Avant de parler de votre nouvelle aventure revenons quelque peu sur votre mission à la tête du Stade malherbe de Caen. Vous aviez monté une belle équipe et obtenu de très bons résultats en jouant les troubles fêtes chaque saison. Qu'en retenez-vous? Et aussi pourquoi ne pas voir continuer à la tête de votre club de cœur?

J’ai pris un plaisir immense à dirigez mon club, celui de ma ville natale. J’ai toujours suivi de très près les résultats et les matchs du Stade Malherbe. Déjà rien que le nom : regardez ! Vous en connaissez d’autres clubs qui ont un nom de poète (Malherbe est né à Caen) ? J’ai été abonné à Caen de 1999 à 2010 non stop, et j’ai pratiquement vu tous les matchs qui s’y sont déroulés, que ce soit ceux du Stade Malherbe, de l’équipe de France espoir, les matchs amicaux ou même un fameux Strasbourg – Auxerre en 2003 je crois, où Chilavert jouait avec les Alsaciens. En plus j’adore le Stade d’Ornano qui est très beau, et qui il y a plusieurs années étaient un peu étroit, mais aujourd’hui ça a changé, surtout depuis que les dirigeants ont considérablement augmenté le prix des places et des abonnements.

Je suis arrivé ici, comme je l’ai expliqué dans l’émission de Voici un peu par hasard, par l’intermédiaire d’un forum où deux de ses membres jouaient alors sur Pro-Manager. Il restait Caen et c’était une aubaine pour moi. Du coup j’ai candidaté comme tout le monde ; je m’en souviens très bien.

Tout de suite, ça a très bien marché. A l’époque, étant plus jeune, je ne jurai que par un jeu très offensif. Pour cause j’avais deux BT, trois milieux offensifs (un au centre, deux excentrés) avec des flèches offensives et un seul milieu central, puis une défense à quatre. C’était avec FM 2008, donc l’époque des Gouffran, Compan, Mazure, Florentin, Eluchans, Lemaître, Planté, Costil et compagnie. Et dès le départ j’ai eu des bons résultats avec des scores très avantageux. Je n’ai au cours de cette première saison jamais été inquiété par la relégation, finissant fièrement 10ème ou 11ème avec une attaque prolifique, et forcément une défense assez perméable. A la fin de la première saison, je pense que j’ai marqué les esprits, et c’est pour cela qu’on m’a décerné le titre d’entraîneur espoir. Je suis très fier d’avoir fait de Benjamin Nivet, mon n°10, le meilleur buteur et passeur de la Ligue 1 dès ma première saison. Quel souvenir !

La seconde saison, PM 5, j’ai recruté quelques joueurs, dont Calaio qui sur une partie perso de l’époque me plantait pas mal de buts. Le début de saison fut bon, mais je n’ai jamais réussi à être vraiment régulier. Du coup je termine tranquillement et sans grand enjeu dans la seconde partie de tableau à la 13ème place. Mais en coupe j’ai fait mieux que ma première saison avec une demi-finale de Coupe de France, alors que la première année j’avais atteint les quarts de la Coupe de la ligue.

Ensuite, on a changé de version avec FM 2010. Le choix du club s’est longuement posé, car dans cet opus, Caen venait de redescendre et me semblait light pour se battre en Ligue 1, malgré les très bons jeunes au club (Yatabaré, El Arabi, Heurtaux…). Mais comme il était possible de prendre un club de Ligue 2, par affinité plus qu’un club de Ligue 1 par défaut, on a été deux à opter pour ce premier choix : Vahid avec Metz et moi avec Caen. Malheureusement pour Vahid, l’expérience s’est très mal passé et cela l’a marqué, alors que moi, bien au contraire, je retrouvais mes succès de ma première saison. Mais j’avais changé de physionomie : certes toujours ce jeu offensif, mais une défense solide et très bien organisée. Pour le coup, tout s’est passé à merveille, on finit à un point du dernier club qualifié en Europa League (Monaco), aux coudes à coudes avec le PSG de Serge, et surtout on finit avec la deuxième défense de L1. Et pourtant Dieu sait que mon effectif n’était pas aussi bon que lors de la saison 8. Certes la filière biélorusse m’a donné entière satisfaction (Verkhovtsev, Kysliak) plus un coup d’œil en Algérie (Chaouchi), mais il a fallu beaucoup négocier et un peu de chance pour que la saison se passe à merveille (Dominguez, Henrique signeront). D’ailleurs je serai nominé pour le cigare d’or et vainqueur de justesse de la cravate d’argent.

L’année suivante, j’ai ajusté cet effectif (Buonanotte, Burdisso, Soumaré et Mater se sont révélés d’excellentes recrues) et réalisé ma plus belle saison : 5ème, de très bons résultats, la meilleure défense et une première qualification en Coupe d’Europe. J’ai encore du mal à réaliser la portée de cette performance : imaginez un effectif d’un club de Ligue 2 favori, un peu agencé et deux saisons plus tard l’Europe lui tend les bras ! D’ailleurs je serai nominé pour la cravate d’or, mais logiquement, face aux performances des autres, ça en restera là.

Enfin, la saison dernière, j’ai fait une première moitié de saison de rêve : second à la mi-saison, régulier, efficace et ayant parfaitement négocié l’Europa League avec 6 points pris à l’ogre Chelsea. Mais la seconde moitié reste ma plus grande déception : trop de nuls, 6 défaites au total contre des équipes bis, un non-match contre Copenhague en 8ème de finale d’Europa League, mes deux premières défaites contre Fab… Et si on atteint brillamment la finale de la Coupe de la Ligue, on se tire une balle dans le pied rapidement avec un carton rouge bien bête et logiquement on craque en prolongation, après avoir bien tenu à 10 derrière.

Après ces 5 années de loyaux services à la tête du Stade Malherbe, il était temps pour moi de tourner la page, surtout que je ne me voyais pas recommencer tout à zéro une troisième fois. Au cours de la saison 7, j’ai hésité à un moment à candidater pour Bordeaux, mais mon amour pour Caen m’a fait rester et je m’étais promis de finir devant Bordeaux, ce que je suis parvenu à faire.


Le Paris Saint-Germain est donc votre nouveau club! Un grand écart pour vous! Et donc une très grosse pression car vous êtes ultra-favoris pour le titre! Pourquoi avoir choisi un si gros défit? Quel est votre projet pour le PSG?

Comme je l’ai longuement expliqué dans ma candidature, j’ai toujours apprécié le PSG, ce depuis que je suis le foot, c'est-à-dire depuis l’époque Lama-Okocha-Christian, et puis il y a eu la touche sud-américaine avec Heinze, Sorin, Pauleta du vrai Coach Vahid lol. Et enfin, Rothen que j’avais vu débuter à Caen a signé à Paris, puis Giuly que j’ai toujours beaucoup apprécié, puis Bodmer un autre ancien Caennais.

J’ai hésité pendant un temps à quitter l’aventure Pro-Manager après la saison 8 : j’ai beaucoup moins de temps pour passer, commenter, et beaucoup plus de boulot, de travail avec les années qui passent. Mais certains comme Fab, Vahid m’ont convaincu de continuer. Je sais que j’aurai eu du mal au départ. Alors si je continue, je me suis dit que c’est forcément pour un club que j’apprécie, voire un club avec un beau challenge. Du coup, Paris me faisait de l’œil. J’aime bien Monaco mais ils partent de trop loin (autant reprendre Caen). En beau challenge, je pensais à Lyon ou Lille. Mais je me suis vite décidé pour Paris.

La pression elle est dans le verre et seulement dans le verre. Je sais que je suis attendu au tournant : par les dirigeants, les supporters, les autres coachs, surtout que certains appréciaient mon travail à Caen et étaient curieux de me voir à la tête d’un grand club. C’est chose faite et il est vrai, je n’ai pas tellement le droit à l’erreur.

Mon projet est plutôt simple : Amour, Gloire et Beauté. Je veux faire de Paris un club aimé de ses supporters, de ses habitants et de l’ensemble du foot français. Je veux que Paris soit enfin à sa place, c’est-à-dire à la tête du football français, et pourquoi pas un sérieux concurrent sur la scène européenne. Je veux enfin que Paris soit à ma façon, et qu’il pratique du beau jeu, tout en étant tactiquement au point, bien organisé derrière et avec un milieu très technique si possible.


Le mercato vient de se terminer et vous avez était bien actif avec pas moins de 8 départs dont notamment Gameiro, Bisevac, Matuidi, Sissoko. Pourquoi autant de départ? Besoin de fond supplémentaire ou tout simplement des joueurs pas aux niveaux pour votre projet?

L’effectif de Paris part déjà, sans transfert, avec une avance sur les autres. J’ai hésité à ne rien faire au mercato et tenter. Mais je me suis dit que ce serait bête de ne pas profiter de certaines opportunités, surtout qu’il me semblait évident qu’il fallait trouver un autre grand attaquant et améliorer le milieu de terrain. Alors très vite, j’ai été contacté, harcelé de messages .

Du coup je me suis résolé à vendre certains joueurs. Bisevac ne devait pas partir, mais Manu avait été très conciliant au moment de me céder Buonanotte et Tardelli les saisons passées. Alors j’ai accepté le principe d’une vente pour ce polyvalent et très bon défenseur.

Pour Matuidi, je cherchai résolument un milieu droit jouant en Ligue 1. J’avais ciblé plusieurs pistes : Belhanda, Boudebouz et Hamouma. Appréciant beaucoup Hamouma IRL, j’ai tout de suite négocié. Patrick était intéressé par Matuidi, donc très vite on s’est entendu, car si Matuidi est jeune et est très bon, il est à mon goût trop juste techniquement ; même si je reconnais que son principal rôle est de récupérer la balle, de défendre.

Concernant Gameiro, il était évident qu’il resterait. Il est jeune, Français, talentueux. Mais vous savez Fab m’a contacté et on a convenu d’un échange d’homme à homme : le joueur contre le masseur de testicule plus un autre joueur. Capoue et Sissoko me plaisait beaucoup à Toulouse, alors j’ai négocié pour le second et me voilà avec un jeune et talentueux MC, même si après la vente d’Hoarau (sur qui je ne comptais pas), je me retrouvai sans avant-centre.

Pour Sissoko, il est clair que son départ en fin de mercato fut décidé en vue d’obtenir le plus de fonds possibles. Deux entraîneurs ont été aux coudes à coudes pour l’obtenir et c’est finalement Auxerre qui rafle la mise avec la plus grosse offre. Je sais que ça peut paraître risquer de laisser partir deux très bons milieux récupérateurs, mais j’avais besoin d’argent, car j’avais très précisément ciblé mes recrues. Et comme je venais d’avoir l’accord pour Sissoko, son homonyme a pu partir.



"Trop d’Italiens ? Que nenni ! Attendez de voir les prochains mercato"


Côté arrivé vous avez fait sensation avec 50 M€ don 40 M€ sur le talentueux Giuseppe Rossi! Pourquoi avoir misé autant sur un seul joueur? C'était votre cible numéro 1?

Rossi a un excellent profil comme je les aime et justement comme Luciano Spalletti a besoin pour reproduire son fameux 4-6-0 : un véritable attaquant de soutien. Ce joueur n’a pas de point faible, fort dans de nombreux domaines, pouvant autant jouer en pointe, seul ou accompagné, qu’en numéro 10. Mais ce type de joueur a un coût. Villareal ne le laissait pas partir. Du coup je me trouvai dans l’obligation de lever sa clause libératoire de 40 M€.

Il constituait en réalité un second choix. Ma priorité était elle aussi italienne et se concevait en réalité comme la réassociation du duo qui a porté la Sampdoria en Ligue des Champions, Antonio Cassano et Giampaolo Pazzini. Pour le premier, un accord se trouvait assez facilement avec l’AC Milan, mais le joueur ne souhaitait pas venir dès cette saison. Pour le second, l’Inter demandait une somme bien trop importante, dépassant mon budget total de transfert… Alors Rossi que je suivais d’un œil est devenu de fil en aiguille ma priorité numéro un bis. Et dès sa venue, les ventes de maillots ont explosé et la satisfaction des dirigeants et le bonheur des supporters ne se sont pas fait attendre. Voilà LA star de Paris.


Parlons aussi de Balotelli et de Di Natale également! Des très bon joueurs avec aussi un très gros caractère a gérer notamment Balotelli. Cela ne vous inquiète pas un peu d'avoir autant d'ego à gérer. Avec les arrivées de Rossi, Di Natale, Ballotelli votre effectif a pris un sérieux accent italien. C'est ce que vous vouliez ou est-ce un concours de circonstance?

Je précise de suite que De Rossi n’a pas signé, contrairement à ce que vous dites . Mais si j’avais eu plus de fonds, je l’aurai fait venir.

Antonio Di Natale est un très grand buteur, sous-estimé dû au fait qu’il joue avec l’Udinese et qu’il a déjà un âge avancé. Il n’y a qu’à regarder techniquement, on fait difficilement mieux. Voilà un vrai buteur, un tueur. Je sais qu’il ne marquera sans doute pas autant que les saisons passées (plus de vingt-cinq buts), mais je sais qu’il peut beaucoup apporter et être décisif, soit à la finition, soit dans la dernière passe. D’ailleurs il a l’avantage de pouvoir joueur en pointe, juste derrière, ou même à gauche.

Mario Balotelli a un sale caractère, c’est vrai. Pire, le mec se prend pour un génie. Il a tord, car s’il l’était, City ne le laisserait pas partir un an en prêt. Du coup, on récupère gratuitement un renfort de poids, un tueur aussi, un joueur explosif, tant balle au pied que mentalement. J’espère qu’il saura se montrer sage, mais je sais qu’il fera certainement un ou deux faux pas. Il ne sera pas titulaire, mais un joker de luxe, au milieu ou en pointe, à moins qu’il ne s’impose comme notre arme fatale.

Trop d’Italiens ? Que nenni ! Attendez de voir les prochains mercato . Et si j'avais eu 10 M€ supplémentaire, j'aurai pris Maggio ! J’adore le football italien, la Serie A qui pour moi n’a rien à envier aux autres championnats. Du coup, vu que j’aime bien recruter si possible des joueurs que j’apprécie, je ne me prive pas. Avec Caen, ce n’était pas toujours possible d’allier les deux, mais avec Paris, c’est presque facile. Alors Rossi et Di Natale ce sont des choix du cœur, avant d’être des recrues toutes trouvées pour jouer aux postes à renforcer. Balotelli, j’ai un peu plus de mal avec sa personnalité, mais ça reste un joueur exceptionnel, qui a encore une marge de progression importante. Alors oui forte connotation italienne, mais Sirigu et Motta sont déjà là ; Pastore et Menez arrivent d’Italie. Bref, l’Italien sera la deuxième langue du vestiaire et vous comprendrez que le choix de Luciano Spalletti n’est pas une coïncidence non plus. Et puis regardez les noms : Leonardo a pour mission de recruter. Or qu’est-ce qu’il fait ? Il va chercher prioritairement et par affection je pense en Italie. Les choix que j’ai fait sont donc cohérents au regard de la politique sportive du club.


Place à la Ligue1 maintenant et à vos adversaires pour le titre. Qui voyez-vous à la lutte avec vous pour être champions de France? Comment jugez-vous le mercato de vos concurrents?

Deux clubs se dégagent naturellement pour être en course pour le titre. Vous l’aurez deviné, je pense à…..Montpellier et Caen ! Montpellier, je pense que j’ai besoin de vous faire un dessin. Et Caen c’est le choix du cœur.

Plus sérieusement, trois clubs sont tous trouvés : Lille, Lyon, Marseille pour faire Nord-Sud. Lille est le champion en titre et a des joueurs exceptionnels avec Hazard, Cole. Lyon a une épine dorsale de très haut niveau depuis plusieurs saisons : Lloris, Lisandro en sont les faire de lance. Et Marseille c’est les sardines : Loïc Rémy est un excellent buteur et Mathieu Kinder Valbueno est quand même très agile pour glisser et tomber autant sur la pelouse. Ah il est parti ! Dommage car il est plutôt décisif mine de rien.

Je me méfie beaucoup de Lille. Luis Fernandez est un très grand entraîneur, sérieux, appliqué et couronné à de multiples reprises. Malheureusement il n’a pas eu de chance en HL1, ce qui fait que d’après moi son équipe un peu juste. Par contre très bien vu les recrutements de Mangane et Kadlec. Je trouve par contre dommage que Pedretti soit parti.

Lyon n’a pas beaucoup recruté, mais les choix sont bien trouvés : Willian est un excellent joueur et l’expérience de Keita sera bonne pour l’ensemble des milieux lyonnais. Jean-Guy a selon moi très bien fait de garder son ossature actuelle, surtout que Lyon compte de très bons jeunes.

J’ai un peu plus de mal avec le mercato marseillais. Beaucoup trop de départs à mon goût, de quoi déstabiliser le bloc : les pertes d’Ayew, Valbuena, Cheyrou, voire Gignac vont peser lourds et faire le bonheur des acheteurs. D’un autre côté, Verratti est plein d’espoir. Kara est bon, même si je trouve qu’il y a mieux (pour le moment, tant que son potentiel n'a pas explosé), mais il a l'avantage d'être quasiment donné. Joaquin est une belle recrue et Asamoah pourquoi pas, mais le prix est bien élevé je trouve...

Les trois seront de sérieux concurrents. Je pense que celui qui gagnera le plus de matchs contre les autres équipes finira en tête. Entre nous, on devrait se neutraliser. Gare à celui qui lâchera trop de points ici et là. D’autant plus qu’il y a beaucoup d’entraîneurs de talent, et des équipes comme Toulouse, Bordeaux, Rennes ou même Montpellier peuvent jouer les trouble-fêtes.


Enfin pour finir notre entretien nous vous laissons la parole! Vous faites partis des anciens. Que pensez-vous de pro-manager depuis votre arrivée en 2006? C'est toujours aussi plaisant de passer un peu de temps ici? Dites nous tout!

Oui toujours aussi plaisant ! C’est un véritable plaisir de venir lire, participer quotidiennement ou presque à Pro-Manager, au sein d’une sorte de deuxième famille, qui est toujours là. On se connaît pas forcément plus que cela, mais l’ambiance est vraiment excellente, bon enfant, même si les caractères de certains sont bien trempés ou que d’autres prennent cette aventure trop à cœur. Ça reste un jeu, un passe-temps, un formidable loisir qui nous réunit autour d’une passion commune : le football !

Je m’investis pas mal dans le forum, par l’intermédiaire d’un compte presse, même si je suis sur le point de le clôturer, par faute de temps. D’après vous, je tiens quel compte ? Voici ? Maxifoot (et je m’interview ? La classe…) ? Ou un autre ? ……………… Et oui le fameux Foot en herbe, c’est moi-même ! J’ai un temps été aidé par Christian Gourcuff, avant qu’il ne disparaisse mystérieusement.

En tout cas merci à tous pour tous ces bons moments : les matchs, les commentaires, les conférences, les MP notamment avec Jean-Guy, Vahid, Fab, Serge, Raymond ou d’autres. Et surtout merci à Maxifoot qui me permet de réaliser ma seconde interview ici depuis 2006, après celle de France football il y a un an.


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